Le Loup et moi, une rencontre magique au cœur des montagnes du Gerês (Portugal).

« Cette nuit-là, ce n’est pas un homme qui a apprivoisé le loup…
mais un loup qui a reconnu la blessure d’un homme. »

Agostinho de Sousa Barbosa

Laissez-moi vous raconter une histoire extraordinaire qui s’est déroulée après le décès de mon père (il nous a quitté le premier mars 2012).

Dans les majestueuses montagnes du nord du Portugal, j’ai ressenti un profond besoin de m’évader, de me ressourcer au milieu du silence et de la grandeur des cimes du Gerês. J’ai décidé de passer une nuit à la belle étoile, espérant trouver un peu de paix et de réconfort.

Pendant la nuit, alors que je somnolais contre un rocher, j’ai perçu de légers bruits de pas, comme des chuchotements délicats. Cependant, l’apaisement que je ressentais était si intense que j’ai rapidement replongé dans un sommeil réparateur, ignorant ces doux murmures.

Au lever du jour, alors que les premières lueurs du soleil commençaient à caresser les sommets, j’ai senti une présence, une présence bienveillante. En ouvrant les yeux, je me suis retrouvé face à face avec un Loup majestueux. Il était là, les pattes avant croisées, son regard fixé sur l’horizon. Comme moi, il contemplait la beauté envoûtante des rayons dorés du soleil qui dessinaient les contours du paysage.

Je me suis levé lentement, respectant la quiétude de l’instant, m’étirant doucement. Le Loup a fait de même, comme s’il voulait partager ce moment privilégié avec moi. Pendant un bref instant, nos regards se sont croisés, échangeant des émotions indescriptibles. Puis, sans un bruit, sans un geste brusque, il s’est éloigné.

Ce Loup, ce gardien silencieux de la nuit, avait veillé sur moi tout au long de mon sommeil, comme s’il avait compris ma peine et ma solitude. Sa simple présence a apporté une douceur infinie à mon cœur meurtri. Cette rencontre avec le Loup dans les montagnes du Gerês, c’était comme un rêve éveillé, une réalité teintée de magie. La beauté du paysage se mêlait à la beauté de cette connexion unique, créant ainsi un moment d’une intensité rare et inoubliable.

Moralité

Ce n’est pas le monde sauvage qui est dangereux,
c’est l’ignorance avec laquelle on le regarde.

Ce que l’on nomme sauvage n’est bien souvent
que ce que l’on n’a jamais pris le temps de comprendre.

Le loup n’a pas veillé par instinct de domination,
mais par respect du vivant.

Quand l’humain cesse d’avoir peur,
la nature ne montre pas les crocs :
elle tend le silence, la protection
et parfois même la paix.

Agostinho Barbosa

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