|

« Je suis un marcheur lent, mais je ne recule jamais. »

Je ne cours pas.
Je n’ai jamais su courir après les choses, ni après les gens.
Je marche.

Je marche avec ce que je suis, avec ce que j’ai compris trop tard, avec ce que j’ai dû désapprendre.
Chaque pas est pesé, parfois hésitant, souvent silencieux.
Mais il va toujours dans le même sens : en avant.

On confond souvent lenteur et faiblesse.
Pourtant, reculer est bien plus facile que persévérer.
Reculer, c’est une décision rapide.
Avancer, lentement, demande du courage.

Je ne cherche pas à dépasser qui que ce soit.
Je cherche à rester fidèle à mon axe.
À ne pas trahir ce que je ressens, même quand cela coûte.

Je suis un marcheur lent, oui.
Parce que je regarde.
Parce que je ressens.
Parce que je comprends en chemin.

Mais je ne recule jamais.
Car chaque pas, aussi petit soit-il, m’éloigne de ce que je ne veux plus être.

—Agostinho Barbosa

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *